Accueil » Nos actions à impact » Des oméga-3 bons pour les vaches, mais aussi pour l’équilibre de nos assiettes

Les oméga-3 sont essentiels pour notre santé, mais ils restent souvent absents de notre alimentation quotidienne. Les apports recommandés par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) sont d’environ 2 grammes d’ALA par jour. Pourtant, les consommations réelles sont de 2 à 10 fois moins élevées que ces préconisations !
Fort de notre histoire, nous accompagnons les éleveurs en zootechnie et en santé animale, en gardant à l’esprit que les produits issus de l’élevage sont destinés aux consommateurs. C’est pourquoi nous cultivons un lien étroit avec eux, une approche incarnée par la filière Bleu-Blanc-Cœur, dont nous partageons l’ambition.
Que ce soit pour optimiser l’apport nutritionnel des élevages ou améliorer leurs performances, nous intégrons cette vision à chacune de nos actions. L’exclusion de l’huile de palme et de ses dérivés de nos offres en est un exemple concret.
Dans la filière laitière, nous mesurons les acides gras du lait, notamment les oméga-3, grâce à des outils comme Visiolait. Bénéfiques tant pour l’humain que pour l’animal, ces oméga-3 deviennent un indicateur clé de la qualité nutritionnelle tout au long de la chaîne, que nous mettons à disposition des éleveurs et éleveuses pour un suivi optimal.
Depuis le début des années 2000, nous mettons tout en œuvre pour fournir aux animaux des aliments riches en oméga-3, notamment en production laitière. Des graines de lin, de variétés sélectionnées pour leur haute teneur en oméga-3, sont cuites selon un procédé breveté. Le produit obtenu, TRADILIN®, peut alors être incorporé aux rations des vaches laitières, à raison d’une dose de 500 grammes à 1 kg par jour.
Une étude clinique, publiée en 2000 et réalisée en partenariat avec l’INRAE, a démontré que l’introduction de TRADILIN® dans l’alimentation des animaux modifie le profil lipidique des produits obtenus, tels que les œufs, le lait et les viandes. Ces ajustements permettent aux consommateurs d’augmenter leurs apports en acide alpha-linolénique (ALA) et en ses dérivés, les rapprochant ainsi des recommandations de l’ANSES.
Le lait issu de vaches nourries avec TRADILIN® hérite directement d’une partie des oméga-3 contenus dans leur alimentation. Une ration quotidienne de 500 grammes de TRADILIN® permet d’ajouter environ 5 grammes d’oméga-3 au lait produit quotidiennement par la vache. Grâce à notre procédé, les briques de lait de grande consommation et tous les produits laitiers (beurre, fromages, yaourts, etc.) contiennent plus d’oméga-3, et sont prêts à œuvrer pour vous permettre d’atteindre les recommandations d’apport nutritionnel conseillé (ANC) !
Mais comment vérifier la réalité de la concentration des oméga-3 dans le lait ? Comment ajuster les rations ? Disposer d’un moyen de mesure fiable est impératif. Or, il y a encore quelques années, il n’y avait quasiment pas de possibilité de le savoir simplement. La meilleure façon de procéder consistait à analyser la composition des acides gras du lait avec une CPG (Chromatographie en Phase Gazeuse), un procédé fiable, mais très coûteux.
Contrairement aux acides gras dits « majeurs » en raison de leur grande quantité dans le lait, les oméga-3 appartiennent à la catégorie des acides gras « mineurs », représentant moins de 1 % des acides gras totaux. Leur prédiction est donc plus complexe, notamment avec des technologies comme le Medium Infrarouge, qui sont efficaces pour prédire les acides gras majeurs (ceux que nous utilisons notamment pour évaluer le méthane entérique). Cependant, grâce à une base de données importante sur les acides gras du lait, nous avons mis au point une équation mathématique permettant de prédire la quantité d’oméga-3 à partir des acides gras majeurs. Cette estimation est encore disponible dans les laboratoires interprofessionnels d’analyse de lait.
Cette mesure est extrêmement simple à mettre en place. Il suffit d’analyser les échantillons que les éleveurs transmettent régulièrement à leur laiterie pour en évaluer la qualité.
Une fois les moyens de mesure adoptés, il fallait fixer un seuil d’ALA, à partir duquel on considère qu’un lait apporte plus d’omega-3 qu’un lait classique. Nous nous sommes basés sur le cahier des charges de Bleu-Blanc-Cœur, pour fixer ce taux à 0,6 % minimum d’ALA. Ce taux correspond à la moyenne d’ALA présente dans le lait de printemps, lorsque les vaches sont nourries avec de l’herbe jeune, riche en oméga-3. L’objectif est de pouvoir offrir un « lait de printemps » tout au long de l’année !
Tout était en place pour analyser nos données collectées chez les éleveurs volontaires. Du 1er avril 2024 au 31 mars 2025, 532 élevages français et 308 à l’international ont atteint taux moyen d’oméga-3 supérieur à 0,6 %.
Notre objectif pour 2030 : dépasser les 2 400 éleveurs.
Un objectif ambitieux qui sera atteint en intensifiant la communication à destination des éleveurs, laiteries et fabricants d’aliments, sur les bienfaits des oméga-3 et les avantages technico-économiques à incorporer du TRADILIN® dans les rations des vaches laitières.
Et remplacer des ingrédients pauvres en oméga-3 – et environnementalement discutables, comme l’huile de palme, par des graines de lin locales, cela sonne comme une évidence, non ?
The choice of animal feeding system influences fatty acid intakes of the average French diet