Baisser les émissions de méthane : la filière laitière au cœur des enjeux environnementaux

Réduire le méthane entérique des élevages laitiers

Le méthane, après le dioxyde de carbone (CO2), est le gaz à effet de serre le plus répandu dans l’atmosphère. Le méthane emprisonne environ 25 fois plus de chaleur que le CO2, ce qui en fait un gaz particulièrement crucial dans la lutte contre le changement climatique. Environ 31% des émissions mondiales de méthane proviennent des élevages de ruminants.

Pourtant, des solutions innovantes et naturelles existent pour diminuer leur émission dans les élevages laitiers et avancer vers une agriculture plus durable.

Comprendre le méthane entérique : le rôle de la digestion des ruminants

Dans les élevages, le méthane entérique provient principalement des éructations (rots) des ruminants (vaches, chèvres, moutons, etc.), et non de leurs flatulences (pets), comme on le croit souvent. Ce phénomène s’explique par leur système digestif particulier. Les ruminants possèdent plusieurs estomacs, dans lesquels la fermentation microbienne génère du méthane. À l’inverse, les animaux n’ayant qu’un seul estomac, comme les porcs, volailles ou lapins, ne produisent pas plus de méthane que nous autres humains.

Lorsqu’un ruminant ingère ses aliments, ceux-ci sont digérés par les microorganismes présents dans le rumen, où leur fermentation produit, entre autres, des acides gras volatils. La production de deux de ces acides, l’acide acétique (C2) et l’acide butyrique (C4), libère de l’hydrogène dans le rumen (H2). C’est ce H2 qui, en se fixant au CO2, va produire du méthane (CH4), qui sera éructé par l’animal. De la quantité de H2 dans le rumen dépend la quantité de méthane éructé.

Une alimentation adaptée pour limiter les émissions de méthane

Fruit de nombreuses années d’observation, de recherche et de tests, TRADILIN® est un aliment naturel, qui s’ajoute aux rations quotidiennes des animaux. Cet aliment est obtenu par un système breveté de cuisson sous pression de graines de lin. Ces graines sont spécialement sélectionnées pour leur richesse en oméga-3. Cette valorisation des cultures à faible impact environnemental est au cœur des principes de l’agriculture régénératrice. Cela favorise non seulement une réduction des émissions de méthane mais aussi un impact positif sur la biodiversité agricole et les sols.

Les rations enrichies en TRADILIN® impactent directement les fermentations dans le rumen, modifiant les mécanismes de digestion pour réduire naturellement la production de méthane. Au lieu de la production de C2 et C4, évoquée plus haut, la digestion du lin va favoriser la production d’un autre acide gras volatil : l’acide propionique (C3). Véritables «puits à hydrogène», ces C3 vont «consommer» le H2 présent dans le rumen. Et par conséquent, diminuer de façon naturelle la quantité de méthane produite et éructée.

500g de TRADILIN® intégré chaque jour dans la ration d’une vache permet de réduire les émissions de méthane de 9 %

Plusieurs publications scientifiques différentes ont montré qu’une moyenne de 500 grammes de TRADILIN® par jour dans la ration d’une vache, réduisent la quantité de méthane de 9 % (en grammes de CH4 par litre de lait). Parmi ces 9 %, 6 % proviennent de l’effet bénéfique de TRADILIN® sur le rumen et 3 % proviennent de la hausse de production laitière.

Moins de méthane, plus de lait : un pari gagnant pour tous

Nous pouvons évaluer le méthane non émis grâce à la méthode Eco-méthane, mise en place par Bleu-Blanc-Coeur. Cette méthode établit un lien clair entre les niveaux d’acides gras spécifiques dans le lait et les émissions de méthane des vaches via l’équation Weill et al.. Elle est facile à appliquer car elle s’intègre aux analyses régulières de lait effectuées dans les laboratoires interprofessionnels, utilisées également pour évaluer la qualité du lait et calculer les paiements aux éleveurs par les laiteries.
Chaque mois, les éleveurs transmettent ces données, ce qui nous permet de quantifier les économies de méthane réalisées par chaque exploitation laitière par rapport à une exploitation standard de la zone.

Sur l’année 2024, un Challenge Méthane a été organisé ce qui a permis de comptabiliser les tonnes de méthane économisées par les fabricants d’aliments utilisateurs de TRADILIN®. Les compteurs sont montés jusqu’à 467,9 tonnes de méthane évitées. Cela représente 11 700 tonnes de CO2 évitées soit 60 621 762 km de voiture thermique ou 76 993 946 km en avion long courrier (source : impact CO2, comparateur carbone ADEME).

tonnes de méthane entérique en 2024
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Avec TRADILIN®, on a économisé 7,1 tonnes de méthane !

Sébastien Lodiel, éleveur laitier à Etrelles (35) a introduit TRADILIN® dans ses rations en juin 2023. Ce changement alimentaire a permis de réduire les émissions de méthane entérique de son troupeau de 7,1 tonnes en seulement trois ans ! Ce changement s’accompagne également de bénéfices sur la santé de ses vaches et sur sa production laitière.

Une solution donc naturelle et avantageuse, tant pour l’éleveur que pour l’environnement.

Déjà adoptées par plus de 80 % des fabricants d’aliments en France, nos solutions contribuent à limiter l’empreinte carbone des élevages.

Nos solutions, déjà disponibles chez plus de 80 % des fabricants français d’aliments, offrent une belle opportunité de réduire l’impact du méthane. En travaillant main dans la main avec les éleveurs et les partenaires du secteur agricole, et en partageant les bénéfices de l’intégration du lin dans les rations des ruminants, nous pouvons ensemble amplifier les résultats et transformer durablement l’impact environnemental de la ferme France. Cette approche collective contribue également à une transition vers des pratiques agricoles plus résilientes, renforçant la durabilité des systèmes agricoles.

Des effets immédiats et mesurables rapidement

Contrairement au CO2, dont les effets de la baisse sont mesurables une centaine d’années plus tard, la diminution du méthane dans l’atmosphère est mesurable dans les 15 ans.
Quand on sait que la fermentation entérique représente quasiment la moitié des gaz à effet de serre émis par l’élevage dans le monde, l’enjeu d’en limiter ne serait-ce qu’un peu est donc réel. Cet objectif est d’ailleurs une des priorités de l’Union Européenne, qui vise à réduire de moitié les émissions de méthane d’ici 2050.

Si TRADILIN® va précisément dans ce sens, d’autres effets de l’intégration de lin dans les rations animales viennent renforcer cet objectif :

  • Hausse de la production de lait : Les études et les retours terrain ont montré que les vaches laitières produisent 1,5 à 3 kg de lait en plus par kg de TRADILIN® ajouté à la ration quotidienne. Une exploitation agricole peut ainsi conserver un même volume de production de lait avec moins d’animaux. D’où un impact plus réduit sur l’environnement.

  • Empreinte carbone de l’alimentation allégée : Fabriqué à partir de graines de lin à plus faible impact carbone, TRADILIN® permet de remplacer des céréales à plus fort impact. Ses propriétés permettent également de remplacer le palme dans les rations des vaches laitières.

Nos solutions

Découvrez comment TRADILIN® peut vous aider à intégrer des solutions durables et concrètes dans votre activité.

L'impact de Tradilin® dans la réduction des émissions de méthane des élevages laitiers est appuyé par des études scientifiques

Chilliard et al. | 2009

Milk fatty acids in dairy cows fed whole crude linseed, extruded linseed, or linseed oil, and their relationship with methane output.

Martin et al. | 2011

Methane output and rumen microbiota in dairy cows in response to long-term supplementation with linseed or rapeseed of grass silage- or pasture-based diets.

Livingstone et al. | 2015

Effects of forage type and extruded linseed supplementation on methane production and milk fatty acid composition of lactating dairy cows

Martin et al. | 2016

Increasing linseed supply in dairy cow diets based on hay or corn silage: Effect on enteric methane emission, rumen microbial fermentation, and digestion

Kliem et al. | 2019

Differential effects of oilseed supplements on methane production and milk fatty acid concentrations in dairy cows.

Ariza et al. | 2019

Effects on milk quantity and composition associated with extruded linseed supplementation to dairy cow diets

Poteko et al. | 2020

Methane Emissions and Milk Fatty Acid Profiles in Dairy Cows Fed Linseed, Measured at the Group Level in a Naturally Ventilated Housing and Individually in Respiration Chambers